7 juin 2010
PARIS, 7 juin 2010 (AFP) - L’UMP a réfuté lundi l’idée d’une utilisation abusive du Service de protection des hautes personnalités (SPHP), dénoncée par un rapport provisoire de la Cour des comptes.
"S’il y a des abus, il faut les chercher ailleurs", a déclaré Dominique Paillé, porte-parole adjoint du parti présidentiel, interrogé sur ce point lors du point de presse hebdomadaire.
Il a justifié les protections rapprochées en citant l’exemple notamment de François Bayrou, qui figure encore sur une liste noire du groupe indépendantiste basque armé ETA.
A la question de savoir pourquoi la présidente socialiste de Poitou-Charentes Ségolène Royal bénéficiait d’une protection et pas la première secrétaire du PS Martine Aubry, le porte-parole Frédéric Lefebvre a expliqué que "ce n’est pas nous, à l’UMP, qui allons déterminer quels sont les degrés de risque qui pèsent sur telle ou telle personnalité".
"Il y a un ministère de l’Intérieur qui fait son travail", a poursuivi M. Lefebvre. "Il l’a montré parce qu’il a déjà supprimé à plusieurs reprises" des protections rapprochées de personnalités "sans doute parce qu’elles n’étaient plus menacées". Source AFP